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Amilcar Cabral

d'après des informations en Portugais de Carlos Pinto Santos

Amilcar Cabral fait partie de ces hommes qui ont marqué l'histoire de l'Afrique au delà même de celle de leur pays. Dans la liste des célébrités, parfois controversées, Amilcar a trouvé sa place auprès de Lumumba, de Nkrumah, de Samory Touré ou de Félix Houphouet Boigny. C'est tout le monde lusophone africain (Guinée-Bissau, Cap Vert, Angola, Mozambique et São Tomé) qui lui doivent leur éveil vers l'indépendance.

UNE PETITE CHRONOLOGIE DE LA VIE D'AMILCAR

- 12/09/1924 : Amilcar naît à Bafatá
- 1932: Amilcar émigre vers le Cap Vert
- 1943: Amilcar termine le lycée à Mindelo (île de São Vicente au Cap Vert)
- 1944: Il est embauché à l'Imprimerie Nationale à Praia (sur l'île de Santiago au Cap Vert)
- 1945: Bénéficiant d'une bourse d'étude, il intègre l'école d'agronomie à Lisbonne (Portugal)
- 1950: Il termine ses études et travaille à la station agronomique de Santarém
- 1952: RETOUR A BISSAU : il y travaille au sein de la Société Agricole et Forestière de Guinée
- 1955: Le gouverneur le pousse à partir travailler en Angola. Il y fréquentera les indépendantistes MPLA
- 1956: Création à Bissau du PAIGC (Parti Africain de l'Indépendance de la Guinée et du Cap Vert)
- 1960: Le PAIGC ouvre un bureau à Conakry (Guinée francophone indépendante depuis à peine un an)
- 1960: La Chine populaire (communiste) assure la formation des cadres du PAIGC
- 1961: Le Maroc ouvre ses portes aux membres du parti
- 23/01/1963 : Début de la lutte armée avec l'attaque du cantonnement de Tite (dans le Sud de la Guinée)
- 07/1963 : le PAIGC ouvre un front de combat au Nord
- 01/06/1970 : Le pape Paul VI accorde une audience aux trois leader indépendantistes des colonies portugaises (Guinée/Cap Vert, Angola, Mozambique), Amílcar Cabral, Agostinho Neto et Marcelino dos Santos
- 22/11/1970 : Opération "Mar Verde", première tentative d'assassinat dirigée contre Amilcar. Elle est commanditée par le gouverneur portugais de Bissau et commandée par Alpoim Calvão. Elle se solde par un échec
- 20/01/1973 : Amílcar Cabral est assassiné à Conakry

Amílcar Cabral

Amílcar Lopes Cabral (12 septembre 1924 - 20 janvier 1973), Abel Djassi de son pseudonyme, est un homme politique de Guinée-Bissau et des Iles du Cap-Vert. Il est fondateur du Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde, Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, PAIGC, qui amena à l'indépendance ces deux états colonisés par le Portugal.

Sommaire

  

Biographie

Timbre à l'effigie d'Amilcar Cabral (RDA)

Amílcar Cabral est né en Guinée portugaise (à Bafatá) en 1924 de parents originaires du Cap-Vert. Il part étudier l'agronomie à Lisbonne où il demeure jusqu'en 1952. Il y côtoie des militants de la libération des colonies africaines de l'empire colonial portugais. Certains de ces militants deviendront des meneurs de la lutte indépendantiste en Afrique lusophone, occidentale et australe, tels Mario de Andrade, Agostinho Neto, Viriato da Cruz (qui deviendra le Premier secrétaire du MPLA) tous les trois en Angola,Eduardo Mondlane (fondateur du Frelimo, Mozambique), Marcelino dos Santos et Vasco Cabral.

De retour en Guinée-Bissau comme agronome, il entend contribuer à améliorer la condition de son peuple et mettre fin à la domination coloniale portugaise.

En 1956 il fonde, avec Luís Cabral, son demi-frère (futur président de la République de Guinée-Bissau), Aristides Pereira (futur président de la République du Cap-Vert), Abilio Duarte (futur ministre et président de l’Assemblée nationale du Cap-Vert), le PAIGC, organisation alors clandestine. Le PAIGC se bat contre l'armée portugaise sur plusieurs fronts à partir des pays voisins, la Guinée Conakry notamment et la Casamance, province du Sénégal. Il parvient peu à peu à contrôler le sud du pays, mettant en place de nouvelles structures politico-administratives dans les zones libérées. « Personne ne peut douter, parmi notre peuple, comme chez tout autre peuple africain, que cette guerre de libération nationale dans laquelle nous sommes engagés n’appartienne à l’Afrique tout entière », déclarait il. Parallèlement, Amílcar Cabral déploie une activité diplomatique très intense pour faire connaître son mouvement et en légitimer l’action auprès de la communauté internationale, et en 1972 les Nations uniesfinissent par considérer le PAIGC « comme véritable et légitime représentant des peuples de la Guinée et du Cap-Vert ».

Amílcar Cabral est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry (Guinée-Conakry), six mois seulement avant l’indépendance de la Guinée-Bissau. Ses assassins sont des membres de son parti, vraisemblablement manipulés par les autorités portugaises et bénéficiant de complicités au plus haut niveau dans l’État guinéen. Amilcar Cabral ne verra donc jamais la reconnaissance de l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert par le Portugal, le 10 septembre 1974, cause pour laquelle il a combattu pendant plus de vingt ans.

Pendant l’enquête destinée à faire la lumière sur l’assassinat, Ahmed Sékou Touré a fait disparaître toutes les pièces à conviction en se contentant d’accuser le Portugal (le général António Spínola et la PIDE, police politique portugaise). Les meurtriers de Cabral ont motivé leur geste par le fait de la domination des métis et de leur accaparement du pouvoir. Amilcar Cabral était un exemple de métissage culturel, mais la proximité de son frère Luis, métis biologique et celle de l’élite capverdienne constituaient une preuve de la position ambiguë du leader de la révolution. Sékou Touré a peut-être joué un rôle dans l'attentat, mais on sait qu’il avait toujours critiqué la mainmise des Capverdiens sur les structures dirigeantes de la Guinée-Bissau. En outre, on sait aujourd’hui qu’un projet de Grande Guinée existait et était débattu entre Bissau et Conakry, qui se sentaient proches idéologiquement (socialisme) et sociologiquement. Ce projet a été combattu par les Capverdiens jusqu’à leur éviction car il promettait la suprématie des Noirs. Avec la mort de Sékou Touré en 1984, ce projet a été oublié.

Souvenir

Une compétition de football, la Coupe Amílcar Cabral, porte son nom.

Des lycées portent également son nom : le lycée Cabral de Ségou au Mali, le lycée technique Amílcar-Cabral à Ouagadougou au Burkina Faso, le lycée agricole Amílcar-Cabral (LAAC) à Brazzaville au Congo, le collège CEMT Amilcar Cabral de Ziguinchor au Sénégal, le lycée Amílcar-Cabral (LACM) à Mamou en Guinée .

Un aéroport à Sal au Cap-Vert porte son nom : Aeroporto Internacional Amílcar Cabral

Citation

« Les chrétiens vont au Vatican, les musulmans à la Mecque et les révolutionnaires à Alger. »

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

ILHA
un poème d'Amílcar Cabral (Praia, Cap Vert, 1945)

Tu vives — mãe adormecida —
nua e esquecida,
seca,
fustigada pelos ventos,
ao som de músicas sem música
das águas que nos prendem…

Ilha:
teus montes e teus vales
não sentiram passar os tempos
e ficaram no mundo dos teus sonhos
— os sonhos dos teus filhos —
a clamar aos ventos que passam,
e às aves que voam, livres,
as tuas ânsias!

Ilha:
colina sem fim de terra vermelha
— terra dura —
rochas escarpadas tapando os horizontes,
mas aos quatro ventos prendendo as nossas ânsias!

NB : Amilcar Cabral est aussi l'auteur de l'hymne national de Guinée Bissau

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